Statistiques 5 ans

5 ans de statistiques (2016-2020) : des mots sur les chiffres

A l’heure des montres connectées et autres gadgets technologiques, nous avons tous à disposition foule de données enregistrées à chaque sortie sportive, dont nous ne profitons pas forcément pleinement.

De mon côté, je me suis rendu compte il y a peu que j’avais atteint 5 ans de statistiques. En effet, quand j’ai commencé à courir, les GPS de téléphone n’étaient pas bien précis et je ne voyais pas l’intérêt d’enregistrer des activités où on me voyait courir sur l’eau ou à travers des immeubles. Depuis début 2016, j’ai toutefois pris l’habitude d’enregistrer chacune de mes sorties course ou vélo (hors petits trajets Vélib). De quoi aujourd’hui avoir un petit paquet d’informations sur ma pratique sportive au cours du temps, et faire un petit bilan quantitatif sur ces 5 dernières années.

Travaillant dans le secteur des études, et donc maniant des chiffres tous les jours pour les analyser et leur donner un sens, c’est tout naturellement que j’y vois une mine d’or pour mieux évaluer ma progression et me rendre compte du chemin parcouru. Un moyen de remonter le temps donc, et de mieux se représenter ce que les jambes ont pu parcourir depuis 2016. De mieux se rappeler les efforts consentis, les séances réalisées, les souvenirs emmagasinés. Et puis aussi parce que ça me fait marrer aussi, tout simplement. Comment ça des goûts particuliers ?

Alors oui, ici pour une fois on va parler chiffres, beaucoup de chiffres, mais je vais essayer de rendre ça digeste et accessible (amusant ?) pour rendre plus agréable la lecture et mieux apprécier le chemin parcouru.

Données au fil du temps

Et du chemin, il y en a eu. En 5 ans, les jambes en ont foulé des chemins, à abimer la gomme des baskets et des roues de vélo. Une petite fortune d’ailleurs toutes ces chaussures usées à la semelle.

Quelques chiffres avant de rentrer dans les détails avec des beaux graphiques et visualisations pour mieux se représenter tout cela.

En 5 ans ça a donné :

0
kms de course à pied
0
kms de vélo

Soit, pour mieux se représenter les choses, près de la moitié du tour du monde (49,4% précisément), 5,2% de la distance Terre-Lune. Sympa hein ce que les petites gambettes sont capables de faire au final. Plus sérieusement, à force d’aligner les heures par ci par là, on ne se rend plus vraiment compte de ce que cela représente au final, et je trouve ça plutôt sympa de faire un comparatif avec des distances un peu emblématiques.

Quelques autres chiffres macros intéressants :

Dénivelé : 92870m en course à pied, et 29923m en vélo, soit 13,9 fois l’ascension du Mont Everest au total. Quelque peu vertigineux.

Temps passé : 889h baskets aux pieds (presque 37 jours), et 375h les fesses sur la selle (15 jours et demi). Autant de temps qui n’est pas passé dans le canapé à manger du popcorn. Mon médecin m’en remercie, en revanche il se peut que ma culture Netflix ait un peu pâti de tout cela. Heureusement que 2020 et sa joyeuse pandémie m’a permis de remédier à cela.

 

Comme vous avez pu le constater, je cours bien davantage que je ne pédale, même si c’est plus fatiguant et moins rapide : 

Mais, courir et pédaler c’est bien joli, mais il faut manger aussi dans la vie (huuum, le gras). Ça donne combien de Big Mac tout cela ? Et bien approximativement 785 600 calories rien que pour la course à pied, les calories étant beaucoup plus compliquées à estimer en vélo. Soit, comme si j’avais besoin de manger 20% de plus qu’une personne normale. Et encore davantage aujourd’hui où ma pratique sportive est encore plus élevée : 29% de besoins caloriques supplémentaires rien que pour la course en moyenne sur l’année 2020. Et ça, ça en fait des pintes de bière et des pizzas ! Toi aussi tu vas vouloir te mettre à la course hein ?

Ce qui devient véritablement intéressant en regardant ces chiffres, au-delà de l’aspect « Waouh », c’est de voir la progression au fur et à mesure des années, de retracer les progrès réalisés, de se remémorer les étapes dans la pratique sportive.

Chaque année a été différente, avec ses temps forts et temps plus calmes, mais chacune s’est traduite par une surenchère dans le chiffrage, à mesure que je m’entrainais davantage. Ainsi, un petit comparatif :

 

En course à pied : 

Activities per year - Running

En vélo :

Activities per year - Biking

Des fluctuations également au cours de l’année, selon les préparations de course, les envies, la motivation, les blessures, les confinements, la météo, les idées à la con,…

Ainsi, avec de belles courbes, cela donne par mois :

En course à pied :

Courbe - Running

En vélo :

Courbe - Biking

Ce qui est plutôt amusant quand je regarde ces graphiques, c’est que je revois tout de suite pour chaque mois les raisons pour lesquelles j’ai des pics de kilomètres, des évolutions à la hausse ou à la baisse,… Comme je me souviens globalement de presque toutes mes sorties de ces 5 dernières années, malgré leur fréquence et la quantité désormais impressionnante que cela représente. Tout simplement parce que c’est du vécu, du physique, fait de sueur et de muscle, par monts et par vaux, sous le soleil ou la pluie, gravé dans le corps. Parce que ce sont à chaque fois des sensations, des sentiments, des expériences différents, parfois négatifs, souvent positifs.

Revenir sur ces chiffres, et surtout voir leur évolution, me permet également de mesurer à quel point la pratique sportive a pris une place importante dans ma vie, en termes de temps, d’habitudes de vie,… Des volumes kilométriques qui m’apparaissaient autrement colossaux sont désormais devenus des semaines « normales », et mon corps a appris peu à peu à encaisser et vivre avec des charges toujours plus élevées. Charges qui ont néanmoins été progressives, au fil des mois et des années. En effet, on ne passe pas du jour au lendemain de 30 à 100 kilomètres par semaine, cela se fait sur un temps très long de plusieurs années. J’ai ainsi augmenté progressivement le nombre de séances par semaine par exemple, à raison d’une supplémentaire par an généralement : 1 en 2013-2014, 2 en 2015, 3 en 2016, 4 en 2017, 4-5 en 2018, et désormais 5-6 séances par semaine depuis 2019.

Remonter le temps au travers de ces données me permet d’également réaliser dans quelle mesure ces sorties course à pied et vélo sont venues s’ancrer à chaque fois davantage dans ma vie. D’une pratique récréative le samedi matin, je suis passé peu à peu à une pratique davantage axée sur la « performance » au fur et à mesure qu’évoluaient mes objectifs. D’une contrainte pour garder la forme, j’en suis venu à en faire un plaisir, pour les endorphines à court-terme, et pour le dépassement de soi et l’accomplissement d’objectifs personnels plus à long-terme. Enfin, cette pratique s’est intégrée petit à petit naturellement dans mes habitudes de vie, puisque j’en suis arrivé à privilégier de plus en plus souvent l’usage des jambes, que ce soit en course ou à vélo, pour nombre de trajets de la vie quotidienne.

Pour la suite de l’article, j’ai décomposé les statistiques qui m’ont paru les plus intéressantes en 4 grands thèmes :

Analyse des activités course à pied :

Qu’il y en a eu des bornes baskets aux pieds ! 3541 kilomètres exactement durant mon année la plus sportive, en 2020.  C’est toutefois en septembre 2019 que j’ai couru le plus, avec 421 kilomètres, durant ma préparation marathon pour le doublé New YorkLa Rochelle. Des semaines à marche forcée, où il a parfois été difficile d’accumuler les séances, mais qui ont payées à la fin. Les mois les plus chargés sont par ailleurs généralement ceux où je suis en préparation pour une course, avec tout le plan d’entrainement qui va avec, et nécessairement les volumes kilométriques forcés.

En revanche, nettement moins de dénivelé sur cette dernière année 2020, la faute à l’absence de trail en montagne. Ainsi, les années 2018 et 2019 resteront donc largement au-dessus, avec ma sortie avec la belle plus ascension sur l’OCC en août 2019 (3267 mètres de D+ d’après la montre).

Alors, c’est bien beau de courir, mais une des questions qu’on me pose le plus souvent c’est : combien de kilomètres tu cours par sortie ? Compliqué de répondre tant les séances peuvent être différentes. Néanmoins, ceux qui me connaissent savent que je n’aime pas courir moins de 10 kilomètres. Trop court. Et puis c’est pas rentable de prendre le temps de se changer pour moins que cela. J’ai plutôt tendance à courir entre 10 et 20 kilomètres, selon les envies et les besoins. J’apprécie plus particulièrement les sorties longues, de 25 kilomètres et plus, dépassant régulièrement allégrement les 30 kilomètres ces 2 dernières années.

Et tout cela se retrouve donc dans les chiffres, puisqu’au final c’est bien sur la tranche 10-20 kilomètres que j’ai réalisé le plus de sorties : 522 sur 813. A contrario, assez peu de sorties de 10 kilomètres et moins : 156, avec un peu plus de la moitié pour le seul week-end du The Speed Project en septembre 2020, où nous avions enchaîné les courtes activités de 1 à 4 minutes. Enfin, pas mal de séances de 30-40 kilomètres : 29 activités, dont 10 en 2020. 

Activities kms - Running

A noter que les sorties dépassant les 40 kilomètres sont facilement identifiables :

Activities kms - Running 2020

Analyse des activités vélo :

Là encore, c’est 2020 qui remporte la palme de l’année la plus sportive pour le vélo. La faute, ou grâce, comme on veut, au covid, avec notamment toutes ces séances de home trainer à dégouliner devant Netflix. C’est pourtant le mois de mai 2019 qui reste mon mois le plus prolifique, avec cette magnifique épopée de la Vélodyssée (1061 kilomètres en 9 jours). 

Au niveau de la décomposition des mes activités, beaucoup de distances de moins de 50 kilomètres, notamment liées justement à la surabondance de séances sur home trainer. Avec toutefois parfois des balades un peu plus longues, allant au-delà des 100 kilomètres, et même jusqu’à 210 pour mon aller-retour Paris-Chartres. N’étant en revanche clairement pas prêt de grapiller le maillot à pois, ma sortie avec le plus fort dénivelé est une belle balade de Montélimar à Orgnac l’Aven (1408 mètres de D+) au fil des gorges de l’Ardèche.

Activities kms - Biking

On pourra néanmoins remarquer, sur le graphique plus haut sur l’activité mensuelle à vélo, à quel point mon activité cyclo est saisonnière et très dépendante de la météo. En atteste les pics sur le mois de mai et le fort kilométrage durant les mois ensoleillés, à l’image de l’année 2019 par exemple :

Activities per month -Biking 2019

En revanche, l’année 2020 aura été toute différente du fait de l’intégration des séances de home trainer. De là à continuer à faire du vélo toute l’année désormais ? On verra si je garde la motivation pour les séances sauna. 

Activities per month - Biking 2020

Les habitudes de pratique sportive

Grâce à ma chère montre, je constate ainsi que je suis davantage porté à faire du sport le matin que le soir. On retrouve là notamment la marque de mes nombreuses sorties à jeun. Pour mieux manger ensuite, je précise. La récupération, toujours.  

Néanmoins, cela reste toutefois le créneau horaire de 20h qui reste celui où je cours le plus souvent. Certainement que les nombreuses sorties de groupe avec Adidas Runners Bastille le mercredi soir n’y sont pas étrangères. 

Hour statistics

Également, je constate que le jour où je fais le plus de sport est le dimanche, jour préféré pour les sorties longues. Le 2e jour le plus actif est le mercredi, là encore certainement en rapport avec nos réunions hebdomadaires avec la célèbre équipe au T-shirt noir. Les deux jours où la pratique est la plus légère sont le lundi et le jeudi. Là encore sans surprise, puisque ce sont généralement les jours que je choisis pour récupérer et placer mes journées sans sport. 

Weekday statistics

Carte des efforts

Enfin, quelques derniers éléments pour évoquer mes lieux de course. Je n’aime pas trop constamment faire les mêmes parcours, et préfère varier les plaisirs pour éviter la lassitude. Néanmoins, en 5 ans, force est de constater que, si j’ai roulé ma bosse dans plein d’endroits différents, j’ai surtout… beaucoup tourné en rond.

Ainsi, en témoigne cette carte de mes activités sur la période :

Heatmap

On peut faciliter constater que tout cela est très concentré sur quelques coins en particulier…

Je pense ainsi pouvoir dire avoir arpenté en long et en large le bois de Vincennes :

Heatmap - Bois de Vincennes

Comme quoi, on finit toujours par revenir sur les mêmes chemins quoiqu’on en pense !

 

Maintenant que nous avons étudié en long et en large le passé, reste à écrire les 5 prochaines années. Y aura-t-il toujours autant de kilomètres ? Autant d’idées idiotes ? Autant de beaux défis ? Autant de pizzas de récupération ? Hâte de continuer à tracer ce beau chemin esquissé. 

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