Marathon de New York - Arrivée

Marathon de New York : l’ambiance à l’américaine

3h45, le réveil sonne. En fait je suis déjà réveillé depuis 5 minutes. Plutôt assez synchro le cerveau. Je me lève, vérifie qu’il est bien la bonne heure (le changement d’heure a eu lieu dans la nuit, ça serait dommage de se lever une heure trop tôt). Mes affaires sont déjà prêtes depuis la veille, entassées dans un coin de la chambre. Passage aux toilettes, je m’habille de ma tenue de coureur, me met des lentilles, et c’est parti pour une longue et incroyable journée.

Un long périple

Première étape : aller à l’autre bout de la ville pour prendre le ferry à 5h30. Je sens déjà que l’attente pré-marathon va être dure, il fait très frais, les 3 couches de vêtement ne sont pas de trop. Après deux changements de métro et d’innombrables autres coureurs croisés, j’arrive à l’heure prévue au South Ferry Terminal à Whitehall.

Et c’est là que tout commence. En voyant les nombreux bénévoles et policiers qui nous accueillent, c’est là que je réalise : « Ça y est, c’est parti, j’y suis ! » Les bénévoles sont déjà en train de nous acclamer, nous encourager. L’ambiance américaine est palpable, les ricains ne font pas les choses à moitié. Une ferveur qui fait plaisir à voir, et qui annonce de belles choses pour cette journée.

Une fois passés les contrôles de sécurité et un peu d’attente, il est temps de monter sur le ferry en direction de Staten Island. Je prends ma première part de Gatosport énergique au chocolat, puis profite de la vue sur Manhattan et le port de New York illuminés en pleine nuit noire. Pas trop longtemps, car il fait froid et le vent souffle sur le pont, mais de quoi prendre de belles photos, avec les premières lueurs du jour au loin. La vue est magnifique, on en oublierait presque qu’on n’est pas venu là (que) pour faire les touristes.

La traversée fut relativement courte, car nous voilà déjà arrivés au terminal de Staten Island. Là, nouvelle attente dans le froid pour prendre un bus pour le lieu de départ du marathon, le Fort Wadsworth. On voit la mécanique bien rodée de l’organisation, capable d’acheminer des dizaines de milliers de coureurs de toute la ville jusqu’à un même point. De longues files de bus prennent leurs passagers peu à peu, s’égrenant ainsi en une ronde régulière. Durant le trajet, je prends ma seconde portion de gâteau au chocolat, et en profite pour regarder par la vitre les rues que nous traversons dans Staten Island, très résidentiel. Tant qu’à faire, autant visiter un peu et voir un peu mieux un quartier dans lequel je ne retournerai sûrement pas. Toujours pas de stress concernant la course pour l’instant, juste peur d’avoir assez froid durant l’attente avant le départ.

Enfin, le fabuleux pont Verrazano-Narrows apparaît au loin, et avec lui le départ du marathon que nous attendons tous. Le bus nous dépose à côté du Fort Wadsworth, où un impressionnant dispositif de sécurité est déployé pour fouiller tous les coureurs. Je me dirige ensuite vers le village qui m’a été assigné, le bleu, et discute en chemin avec un coureur américain qui me dit que les Français sont généralement la deuxième nationalité la plus représentée, après les coureurs nationaux bien sûr. Les Frenchies semblent bien présents en effet, vu le nombre de personnes arborant un drapeau bleu blanc rouge sur le visage.

L’attente pré-marathon

Et maintenant débute l’attente. Il est désormais un peu moins de 7h, ce qui signifie qu’il me reste quasiment 3h à attendre le départ du marathon. Et c’est qu’il ne fait pas chaud, pas chaud du tout. 3 longues heures alors qu’il fait toujours aussi froid, malgré quelques pâles rayons de soleil qui essayent de nous réchauffer. Alors je me couvre comme je peux. Je mets le poncho en plastique du marathon de Paris que je n’avais jamais utilisé, je prends un bonnet orange flashy que me tend le stand Dunkin’ Donuts, je me place le plus possible au soleil.  So sexy comme tenue. 

Je prends aussi de l’eau chaude dans un gobelet pour me réchauffer les mains. Bon je me réchauffe de manière involontaire en m’en renversant dessus à force de trembler. J’essaie d’aller marcher un peu de temps en temps histoire que les muscles ne soient pas trop froids. Le village ressemble à un immense campement de fortune, avec des stands de nourriture et boisson disséminés ça et là (donuts, café,… et même dans un tout autre registre des chiens à caresser pour se relaxer), et une multitude de coureurs assis par terre, attendant avec impatience le départ. Je prends ma troisième et dernière portion de chocolat, passe une nouvelle fois aux toilettes.

Enfin, à 8h40, soit une heure avant mon départ, les SAS de départ s’ouvrent pour la première vague dont je fais partie. Nous sommes répartis par groupes (corral) selon notre niveau (temps estimé donné pour courir le marathon). Une dernière visite aux toilettes, et c’est parti pour l’échauffement (toujours affublé des 3 couches de vêtement, plus poncho, et sac à la main, pratique).

Le temps s’écoule désormais très vite, puisque vers 9h10 on nous laisse déjà filer jusqu’à la ligne de départ. Je me suis débarrassé rapidement de mes affaires, place mes couches de vêtement superflus dans les containers pour les œuvres de charité, et c’est parti !

500m en petite foulée à se mêler à la foule des coureurs qui trépignent maintenant tous d’excitation (moi y compris). Je me retrouve donc bien positionné, à 20m de la ligne, à côté des bus où sont perchés les officiels de la course.

10 min avant le départ. C’est le temps des discours, et surtout de l’hymne américain, entouré de tous les coureurs nationaux la main sur le cœur. Le show à l’américaine, avec 3 hélicoptères qui passent juste au-dessus de nous pile à la fin de l’hymne, la grande classe. Tout est millimétré, plus d’attente, un coup de canon et voilà le grand départ lancé sur la musique de Frank Sinatra. Ça y est, je suis lancé pour ces mythiques 42,195 kms !

Un départ en douceur sur le Verrazano-Narrows

Première étape : passer le pont du Verrazano, long de quasiment 3 kilomètres, et surtout pas plat du tout. Un départ en montée donc, de quoi bien échauffer les jambes.

Surtout, pas de précipitation. Je me répète d’y aller tranquillement, très tranquillement, de ne pas me griller. Ce marathon, je veux le vivre pleinement, sans coup de mou, sans moment difficile, de A à Z. Je reste encore traumatisé de mon dernier marathon à Rotterdam, conclu sur un malaise. Une expérience terrible que je ne souhaite à personne. Bref, mes deux derniers marathons auront été marqués par des hypoglycémies. Alors, slow down. Celui-ci, je veux le faire purement pour le plaisir, sans objectif de performance, sans objectif de chrono. Bon, après je me connais. Je sais que je ne serais pas capable de le faire en petit footing. Un peu foufou sur les bords le petit. Mais je me suis fixé avant course de ne pas aller trop vite, de naviguer à une allure de croisière de 4’10-4’15 au kilomètre, ce qui devrait me permettre de tenir le rythme sans difficulté jusqu’au bout normalement. Si tout va bien, je devrais donc finir autour des 3h. Et si je fatigue, hop je ralentis pour profiter et m’économiser, pas de stress pour le chrono. Si je dois finir en 3h30 ou davantage, pas de soucis, pas d’enjeu aujourd’hui.

Premier kilomètre avalé en 4’20. Bien ça. Je profite, prend quelques vidéos, admire la vue magnifique du haut du pont sur la baie et Manhattan au loin. La montée ne me pose aucun souci, j’entame la descente. Bon là l’allure commence à s’emballer quelque peu. Logique, ça descend, c’est facile. Je me freine pour tenir une allure pas trop excessive, tout en souplesse.

On arrive déjà en bas, avec les trois files de coureurs (selon les villages de départ) qui se séparent temporairement sur différents parcours. Je n’ai pas vu passer ces trois premiers kilomètres, un bonheur.

Ambiance de folie dans Brooklyn

Suit l’arrivée dans le second quartier du jour : Brooklyn. Et là, la magie du marathon de New York s’opère. Une foule continue de spectateurs nous acclame, hurle à qui peut le mieux pour nous accueillir. C’est fou. J’ai beau en avoir souvent entendu parler, cette effervescence n’en reste pas moins à vivre pour réellement la comprendre. Des cris, des encouragements, des fanfares, des pancartes plus drôles les unes que les autres,… 2,5 millions de personnes venues pour nous ça fait quelque chose. La tête n’est que sourire, les jambes ne peuvent que voler. On ne court pas le marathon de New York, on est littéralement portés, tant l’effet de cette foule est impressionnant sur le mental et le physique. Pas un instant d’ennui, les kilomètres défilent à une vitesse folle. Trop vite même, tant on aimerait poursuivre encore et encore ce moment de communion, de joie partagée.

Poussé par cette ambiance de dingue, et par des jambes clairement en grande forme après deux semaines allégées, l’allure s’avère un chouia élevée. Pas grand chose, mais un peu plus que ce qui était prévu. Oups, I did it again. Le problème voyez-vous, c’est que comment voulez-vous vous contenir quand vous ne pensez même plus à regarder la montre. La tête à gauche, à droite, en l’air, tant de choses à voir, à regarder. La foule, les bâtiments, les rues, les pancartes,… Je me freine, prend une cadence qui se veut décontractée, tout en douceur. Mais les sensations ne semblent pas du tout coller avec ce qu’indique la montre. J’ai quasiment l’impression de faire un footing quand elle l’interprète tout autrement. Mais je suis bien, frais, en forme, je sais, je sens que je suis dans un bon jour et que je peux tenir cette allure sans aucun soucis.

Alors je poursuis ma course, tout en réfrénant mes pulsions d’accélération (en bon récidiviste). A vrai dire je ne me pose pas trop de questions, tout occupé que je suis à vivre pleinement l’instant, l’émulsion qui vient de la foule. Les kilomètres défilent vite, très vite.

Je prends soin de prendre de l’eau tous les trois miles à peu près (il y a des ravitaillements tous les miles) : ni trop ni pas assez, ça me semble être le timing parfait. Surtout que les conditions météo sont idéales : grand soleil, températures entre 9 et 11°. Décidément, tout semble être parfait aujourd’hui.

J’approche déjà du 10e kilomètre, que je franchis en 40min40. Tant mieux, j’appréhendais de passer en moins de 40 min, qui aurait clairement signifié un vrai problème sur l’allure adoptée. Premier gel pris au 11e kilomètre, suffisamment tôt cette fois-ci j’espère pour éviter tout coup de mou.

L’ambiance est toujours aussi folle. Ça crie, ça chante, ça tend des mains à aller taper. J’en profite pleinement, faisant de temps en temps des écarts pour aller taper sur les pancartes « tap to power up » ou dans les petites minimes des enfants. Au 8e mile, les différents groupes se rejoignent en une unique file. Au 9e, c’est le groupe Adidas Runners de New York qui nous attend dans un raffut pas possible pour venir encourager les futurs marathoniens.

L’ambiance de ces kilomètres est purement incroyable. Amazing comme disent les américains. Les rues sont plus étroites, amplifiant le bruit des cris et tambours. C’est la folie jusqu’au 15e kilomètre, un hurlement continu de spectateurs.

Marathon de New York

A mi-course

Les kilomètres suivant sont un peu plus calmes. J’arrive dans Williamsburg, quartier pourtant réputé tendance et bobo, mais qui fait un peu vide comparé à l’effervescence précédente. Je continue à bien réguler mon allure, toujours aussi en forme. Les kilomètres passent vite, et j’approche désormais du Queens et du quartier de Long Island City.

C’est à partir du 20e kilomètre que je commence à faire les comptes et à calculer mes temps de passage. J’ai bien compris que le sub 3h est quasiment une histoire réglée. A quasiment mi-course, je me sens toujours plein d’énergie. Même si l’arrivée est encore loin, je sais au fond de moi que ça va le faire, que je serai bien jusqu’au bout. Mathématiquement, je semble me rapprocher plutôt d’un 2h50 si je continue sur cette lancée. Ce qui se confirme à mon passage au semi, en 1h25min28.

Au 22e kilomètre, nouveau gel énergétique avalé. Pas que j’en sente le besoin, mais pour maintenir un niveau de sucre dans le sang convenable tout du long. Et je sais qu’on se rapproche de la seconde partie de course, plus ardue, moins plate.

Sur le Queensboro Bridge

Ça commence vers le 24e kilomètre avec l’arrivée sur le Queensboro Bridge. Un long pont, majestueux, qui enjambe Roosevelt Island et l’East River pour rejoindre Manhattan. Et surtout ça monte ! Globalement un bon kilomètre en montée, un bon kilomètre en descente. Je continue sur une foulée décontractée, en douceur, pour ne pas griller trop d’énergie sur ce pont. Les côtes ça me connaît, ça ne me fait pas peur. Même si j’y laisse nécessairement quelques secondes, ça passe tranquillement.

Pas de spectateurs sur ce pont, le brouahah a cédé la place au silence total. On entend plus que le pas des coureurs, plus ou moins lourd, la respiration, plus ou moins essoufflée. Je fais quelques vidéos, toujours un grand sourire aux lèvres, heureux d’être là et que tout se passe aussi bien. Manhattan se rapproche, je commence à voir se rapprocher les tours de verre à mesure que la descente s’amorce. Surtout, petit à petit, le silence est rompu par des cris au loin. Le bruit grandit en se rapprochant. La foule nous attend de nouveau au sortir du pont.

Arrivée à Manhattan

C’est parti pour une nouvelle section de course, dans le 4e quartier du jour, le plus connu, Manhattan. Tout débute par une très longue ligne droite vers le nord sur la 1st Avenue. Beaucoup de monde là encore, mais l’avenue est très large et le bruit porte nécessairement moins.

J’en suis au 26e kilomètre. Reste donc 16 kilomètres. Je fais les calculs dans ma tête. 16 kilomètres c’est plus ou moins la distance que je faisais sur certains de mes gros blocs de sortie longue pendant la préparation marathon. À ce moment-là, je me sentais plus fatigué et moins en jambes qu’aujourd’hui. Et j’allais plus vite. Ça va le faire, j’en suis sûr. Je suis certain que plus rien ne peut m’arriver. Ce sentiment d’invulnérabilité si rare dans un sport où chaque kilomètre peut faire basculer dans le doute. Je sens que je maîtrise pleinement ma course, ma foulée, mon énergie. What could go wrong ?

Et puis l’esprit de compétiteur a refait surface. L’espoir d’un chrono à 2h50 est né, et maintenant que je le sens se concrétiser de plus en plus il m’est difficile de me l’enlever de la tête. Et puis clairement je m’amuse beaucoup trop pour avoir envie de ralentir. Je me sens bien, exactement  à l’allure que je dois avoir. Rien de tout cela n’était prévu, mais pourquoi se priver quand tout semble si bien aller ?

Les kilomètres continuent à défiler à la vitesse de l’éclair. Le terrain alterne les faux plats montants et descendants. De quoi casser les pattes de pas mal de coureurs, mais qui semble sans incidence pour moi pour l’instant. Je m’approche désormais du 30e kilomètre, toujours aussi frais, en à peine 2h. 12 kilomètres restants, pas grand chose au final ! Du moins c’est ce dont j’essaie de me convaincre. Je croise un autre parisien de Adidas Runners, du quartier La Villette, que j’encourage.

Boucle dans le Bronx et 5th Avenue

Après avoir traversé Harlem, je m’approche désormais du Bronx. Un pont supplémentaire en faux plat, avec les pompiers venus nous encourager sur la musique de Rocky « Eye of the tiger ». Je lève le pouce pour les remercier, ça semble les galvaniser. Ils sont comme ça les américains, vous leur faites un signe et ils se déchaînent de plus belle !

La boucle dans le Bronx est courte, il est déjà temps de faire demi-tour et de repartir vers Manhattan. L’ambiance est toujours présente, ça danse, ça chante.

S’ensuit désormais une redescente vers Central Park par la 5th Avenue. Ça commence à tirer un peu dans les fessiers, mais rien de méchant, j’ai connu des séances avec des muscles bien plus endoloris. Les kilomètres continuent de défiler très vite. Je fais de temps en temps les comptes dans ma tête pour vérifier mon temps approximatif d’arrivée. Le sub 2h50 semble maintenant quasiment assuré, j’en suis à compter combien de temps d’avance j’ai sur ce chrono désormais. Il faut dire que l’allure est assez soutenue, persuadé que je suis de tenir jusqu’au bout. Je me raccroche rationnellement à des distances que j’ai parcourues à la même allure, aux sensations que je ressentais à ce moment-là, pour voir que je suis plus en forme que dans ces références.

Un peu de côte pour la fin en mode fusée

J’approche la dernière ligne droite, avec bientôt l’entrée dans Central Park. 37e kilomètre, plus que 5 kilomètres. La toute fin. 37e kilomètre, où on m’avait averti également de garder du jus car le parcours va être particulièrement vallonné pour cette fin de marathon. Je remets un petit coup d’accélérateur pour ces derniers kilomètres, le goût du sang et de la compétition me poussent à aller encore hausser un peu plus le curseur.

Ce 37e kilomètre est un beau faux plat montant comme promis. Pas de quoi me décourager ni m’affoler, il est temps d’aller s’amuser un peu. Ça met un peu de piment sur cette fin de course, un peu de challenge. Et puis franchement je suis prêt pour ça. Toutes mes derniers courses se sont faites avec des côtes, et je n’aime pas m’entraîner que sur du plat. So, let’s go, j’enclenche le mode fusée.

J’arrive ensuite dans Central Park, avec une succession de montées et de descentes jusqu’à la fin. L’allure est désormais assez élevée, je sens l’impact plus intense sur mes muscles. Mais mentalement tout va toujours pour le mieux, sourire aux lèvres, l’impression de voler vers un chrono de rêve. Je continue de prendre régulièrement des vidéos pour me remémorer plus tard ces moments, à mesure que je foule le bitume. Les kilomètres défilent à rebours dans ma tête, mais pas de la manière horrible dont ça arrive souvent sur les fins de course : « oh encore x kilomètres, quel enfer », mais plutôt « x kilomètres, easy ».

Dernière ligne droite

Enfin, dernier kilomètre et virage en bout de parcours à Central Park pour arriver sur la 59th Street. Une foule compacte nous attend pour cette fin de course. Au bout de la rue, la colonne de Colombus Circus marque le retour dans Central Park pour la dernière ligne droite.

Encore quelques centaines de mètres pour boucler ce marathon mythique. Même sur cette toute fin, j’ai toujours le sourire et je me sens extrêmement bien. Les jambes tirent un peu du fait des derniers kilomètres avalés à bonne vitesse, mais sont encore relativement fraîches. Un dernier faux plat montant, et la ligne d’arrivée apparaît au bout du chemin. Et hop c’est fini, 2h48min29sec après le départ. Une joie et un bonheur immense d’avoir terminé ce marathon, de l’avoir vécu pleinement et en forme du début à la fin, d’ajouter à mon actif un chrono de folie.

Quelques photos transpirant la joie devant l’arche d’arrivée, et je récupère ma magnifique médaille. Puis, on nous met un plastique pour éviter d’attraper froid et il faut désormais se diriger vers la sortie du parc en faisant une boucle dans le parc. Là m’attend un poncho doublé de polaire, isolant et imperméable, qu’on me place sur le dos et qui me permet de me sentir un peu plus au chaud. Les muscles des jambes sont douloureux, je marche un peu difficilement. Mais ce n’est pas un souci, je ne suis pas pressé. Au contraire, j’ai désormais tout mon temps pour savourer cette magnifique victoire.

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