Dune du Pilat

Mardi 28 Mai 2019, Jour 7, Lacanau Océan – Sanguinet

Et c’est reparti ! Au programme de la journée : plein de belles choses, entre les forêts de pin, le bassin d’Arcachon, la Dune du Pilat,…

Le tour du Bassin d’Arcachon

Je me mets donc en route sans tarder pour la première portion de la journée, sur des pistes à travers bois et le long des routes, jamais bien loin de la plage. La météo paraît un peu instable, mais se maintient. Les kilomètres sont vite avalés, et le bassin d’Arcachon se rapproche.

Je bifurque pour aller directement vers Arès et suivre ensuite le contour du bassin, délaissant le passage par Le Cap Ferret. En effet, celui-ci étant assez éloigné, cela m’aurait fait faire un vaste détour pour pouvoir y passer. Il faut savoir faire des choix dans ce genre de voyage, et tout n’était pas conciliable ici.

Arrivé à Arès, voici que la pluie recommence à faire des siennes. Ca faisait longtemps tiens. Je me disais bien qu’il faisait déjà un peu plus frisquet. J’en profite donc pour faire une petite pause, quelques courses, et surtout passer à la boulangerie. Elle me tente bien cette grosse tarte aux pommes là, j’ai faim, et puis j’ai besoin de sucre. Allez hop, dans le gosier tout ça.

Après un passage rapide pour voir le port d’Arès, je reprends la route de la Vélodyssée, sur des chemins asphaltés qui longent les différents bourgs du bassin. Je quitte de temps à autre le tracé pour aller me balader un peu dans les rues environnantes. Une pause sera toutefois rapidement la bienvenue à hauteur du port d’Audenge. J’ai faim, je suis fatigué, j’ai mal aux fesses. La nourriture est le remède à tout. Oui, toujours. Moi, gourmand ?

En revanche, c’est qu’il ne fait pas chaud dans ce pays. Et le vent n’aide pas. Je ne quitte plus ma veste pour l’instant, les rayons du soleil ne suffisent pas à me réchauffer.

Je reprends la route, et choisis une variante de la Vélodyssée passant par le parc ornithologique, pour éviter les grandes routes de Biganos. Des chemins ont été aménagés pour pouvoir longer à pied et à vélo les bassins de vie des oiseaux et les admirer de loin. Chemins pas nécessairement hyper adaptés pour y rouler en vélo de route, mais ça passe, avec quelques passages à pousser l’engin à pied.

De retour sur le bitume, la portion suivante, à travers Gujan-Mestras et La Teste-de-Buch, n’est pas des plus agréables. Elle longe la départementale, et la circulation ne permet pas de bien profiter du chemin. Le vent s’invite à la fête, et j’ai l’impression de pédaler aussi vite qu’un papy. Quoiqu’au vu du nombre de kilomètres effectué depuis une semaine, mes muscles ne doivent pas nécessairement être dans un meilleur état que ceux d’un papy.

Arcachon la cité balnéaire

Et me voilà enfin arrivé dans la ville d’Arcachon. Ses rues chics, ses villas, son casino, son parc mauresque, son bord de mer. Je comprends vite l’attraction que génère cette ville. C’est chic. Peut-être un peu trop touristique, mais plutôt sympa. Je prends le temps de faire une bonne pause, de me balader dans les rues, de ressentir un peu l’ambiance, et visiter les lieux. La promenade de bord de mer est très agréable. Enfin jusqu’à ce que la pluie ne la rende nettement plus glaciale. Journée entre soleil et pluie, je ne me sépare plus de ma veste imperméable.

Bien qu’Arcachon soit fort agréable, il me faut repartir. C’est que le chemin est encore long, et l’heure tourne vite. J’avais dit que la journée allait être riche.

Splendeurs de la Dune du Pilat

Direction désormais la célèbre Dune du Pilat, qu’il me tarde de voir. Mais avant cela, ça se mérite la Dune du Pilat. Parce qu’il y a encore une petite trotte pour y aller. Et surtout, parce que ça grimpe pour aller là-bas, et sec pour la dernière montée avant le parking à vélo. Outch mes pauvres petits mollets.

Enfin, me voilà arrivé ! Je descends les escaliers et me retrouve en bas de ce monstre de sable, cette immensité d’or fin, cette dune gigantesque. Je grimpe alors peu à peu ce cap, ce pic, ce sommet, comme je le ferais d’une montagne. Une fois monté en haut, la magnificence des lieux me saute aux yeux. Magnifique, grandiose, époustouflant. Un écrin de nature, une splendeur. Un mastodonte de sable entre deux mondes, l’immensité azur d’un côté, la vague forestière de l’autre. Une palette de couleur, des lueurs dont on ne peut se passer.

Je crois être tombé amoureux de cet endroit. Qui plus est à ce moment de la journée, où les touristes se font rares, où le vent vient balayer le sable et lever les embruns, où les rayons du soleil descendant viennent caresser affectueusement les vagues. Bien installé entre deux nuages, l’astre céleste embellit de ses lueurs les bancs de sable isolés au milieu de la mer. Je profite, prends des photos, admire, jouit de ce spectacle de toute beauté.

Une fin de journée à vitesse forcée

Au bout d’un moment, il vient le temps néanmoins de repartir, car le jour baisse, et il me reste encore une longue route. Je redescends donc la dune par l’autre versant. Erreur. Cela m’éloigne considérablement de l’endroit où j’ai laissé le vélo, et j’en suis quitte pour une longue marche avant de pouvoir enfourcher de nouveau la bête.

Avec tout cela, il commence à se faire tard. Et il me reste encore… Un bon 30-40 kilomètres. Fichtre. Là c’est pas bon tout ça. Il me faut accélérer et ne plus perdre de temps, pour essayer arriver avant le coucher du soleil.

Le lieu de villégiature choisi pour la nuit est un Airbnb dans le bourg de Sanguinet. Assez éloigné de la côte et du tracé de la Vélodyssée, mais je n’ai rien pu trouver de plus proche dans ce coin. Visiblement à une distance un peu trop ambitieuse au vu de tout ce qu’il y avait déjà à faire aujourd’hui.

Je pédale donc comme un dératé, appuyant fort sur les jambes pour progresser le plus vite possible. La vitesse moyenne est assez élevée. Un routier se prend même au jeu de rouler à la même allure que moi et me crie « 35 kms/h, bravo, costaud dis donc », pouce en l’air. Ça me fait sourire. Mes jambes beaucoup moins.

Je fatigue, mais pas le temps de m’arrêter pour faire une pause, l’heure tourne, encore et encore. Les kilomètres passent, mais pas assez vite. J’aimerais tellement être arrivé, les muscles demandent grâce. On ne peut pas dire que le paysage aide à faire passer le temps en plus. Dans ce coin, les routes ont été modelées selon les impératifs d’aménagement du territoire, et notamment en fonction des bases militaires. Si bien que je me retrouve sur une longue ligne droite de bien 10 kilomètres, au paysage monotone et répétitif.

J’aperçois le panneau de l’entrée de « Sanguinet » au loin. Le voyage n’en est pas fini pour autant. Le Airbnb en question se trouvant à l’autre bout du bourg, dans un hameau. Si bien que je me perds à plusieurs reprises, alors qu’il commence à faire sombre et que la pluie fait son grand retour.

Au terme d’un périple de plus de 130 kilomètres, me voici enfin arrivé dans le cocon du jour. Après une telle épopée, autant vous dire que ça a été une bonne douche, quelques minutes sur le téléphone, et pouf assommé dans le lit. Sacrée journée. Les muscles amochés, les jambes défoncées, mais les souvenirs plein la tête.

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